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Nouvelle nuit de manifestations en Hongrie

lefigaro.fr (avec AP, AFP, Reuters).
 Publié le 20 septembre 2006
Actualisé le 21 septembre 2006 : 12h14
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(AP / MTI, T. Kovacs)
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Pour le troisième jour consécutif, une foule de plus de 15.000 manifestants s'est rassemblée mercredi soir devant le parlement hongrois pour réclamer le départ du premier ministre Ferenc Gyurcsany. La police a rapidement maîtrisé la centaine de casseurs.

 
Après trois nuits de manifestations et d’affrontements, le calme est revenu dans les rues de Budapest jeudi matin. La veille, une foule de 15.000 personnes, en majorité des jeunes, s’était rassemblée devant le parlement hongrois, réclamant la démission du premier ministre, Ferenc Gyurcsany, après ses propos expliquant qu’il avait «menti » sur l’état de l’économie du pays pour gagner les élections.
 
« Démissionne, démissionne », lançaient les manifestants à leur premier ministre, agitant des centaines de drapeaux tricolores hongrois ainsi que des drapeaux bicolores rouge et blanc utilisés par le régime pro-nazi durant la seconde guerre mondiale.
 
Un groupe d'une centaine de personnes - soit bien moins que les deux nuits précédentes - s'est séparé de ce rassemblement et a tenté de déclencher des émeutes près de la principale gare de Budapest. Ils ont été rapidement maîtrisés par des centaines de policiers anti-émeutes. Selon un bilan diffusé par l'agence de presse nationale, les affrontements de la nuit ont totalisé quelque 12 blessés, dont trois plus sérieusement atteints. La police a finalement dispersé les manifestants vers 3 heures du matin et a ensuite quitté les lieux,
 
Le gouvernement «maintient le cap»
 
Selon un sondage publié dans la journée, 43% des Hongrois réclament le départ de Ferenc Gyurcsany, contre 38% qui pensent qu’il doit rester. Pour 43% des sondés, de nouvelles élections sont nécessaires, alors que 40% y sont opposés.
 
Lors du conseil des ministres de mercredi, le premier ministre a déclaré qu’«il n'y aurait aucune patience à l'égard» des casseurs et qu’il comptait «rétablir l'ordre par tous les moyens», après une nuit de violences, la «plus longue et la plus sombre de toute l'histoire de la troisième république», selon lui, qui s’est soldée par 57 blessés et 98 interpellations. Mercredi, les stocks de battes de base-ball, un sport populaire en Hongrie, étaient épuisés dans les magasins, laissant craindre de nouvelles violences.
 
La crise intervient deux semaines avant des élections municipales que le Fidesz, principal parti de l'opposition, compte transformer en référendum sur le gouvernement. Les socialistes de Gyurcsany ont vu leur cote de popularité s’effondrer, passant de 40% à 25%, et ce avant la crise déclenchée par le premier ministre.
 
Gyurcsany a lancé, après son élection en avril, une série de mesures d’austérité économique qu’il n’avait pas annoncé avant le scrutin. Dimanche soir, un enregistrement sonore datant du mois de mai a été diffusé par les médias. Il s’agit d’une conversation entre Gyurcsany et un groupe d’élus socialistes, durant laquelle le premier ministre reconnaît avoir «menti » sur ses intentions. Les émeutes ont éclaté après qu’il a reconnu que l’enregistrement était authentique.
 
 

Pour le troisième jour consécutif, une foule de plus de 15.000 manifestants s'est rassemblée mercredi soir devant le parlement hongrois pour réclamer le départ du premier ministre Ferenc Gyurcsany. La police a rapidement maîtrisé la centaine de casseurs.

 
Après trois nuits de manifestations et d’affrontements, le calme est revenu dans les rues de Budapest jeudi matin. La veille, une foule de 15.000 personnes, en majorité des jeunes, s’était rassemblée devant le parlement hongrois, réclamant la démission du premier ministre, Ferenc Gyurcsany, après ses propos expliquant qu’il avait «menti » sur l’état de l’économie du pays pour gagner les élections.
 
« Démissionne, démissionne », lançaient les manifestants à leur premier ministre, agitant des centaines de drapeaux tricolores hongrois ainsi que des drapeaux bicolores rouge et blanc utilisés par le régime pro-nazi durant la seconde guerre mondiale.
 
Un groupe d'une centaine de personnes - soit bien moins que les deux nuits précédentes - s'est séparé de ce rassemblement et a tenté de déclencher des émeutes près de la principale gare de Budapest. Ils ont été rapidement maîtrisés par des centaines de policiers anti-émeutes. Selon un bilan diffusé par l'agence de presse nationale, les affrontements de la nuit ont totalisé quelque 12 blessés, dont trois plus sérieusement atteints. La police a finalement dispersé les manifestants vers 3 heures du matin et a ensuite quitté les lieux,
 
Le gouvernement «maintient le cap»
 
Selon un sondage publié dans la journée, 43% des Hongrois réclament le départ de Ferenc Gyurcsany, contre 38% qui pensent qu’il doit rester. Pour 43% des sondés, de nouvelles élections sont nécessaires, alors que 40% y sont opposés.
 
Lors du conseil des ministres de mercredi, le premier ministre a déclaré qu’«il n'y aurait aucune patience à l'égard» des casseurs et qu’il comptait «rétablir l'ordre par tous les moyens», après une nuit de violences, la «plus longue et la plus sombre de toute l'histoire de la troisième république», selon lui, qui s’est soldée par 57 blessés et 98 interpellations. Mercredi, les stocks de battes de base-ball, un sport populaire en Hongrie, étaient épuisés dans les magasins, laissant craindre de nouvelles violences.
 
La crise intervient deux semaines avant des élections municipales que le Fidesz, principal parti de l'opposition, compte transformer en référendum sur le gouvernement. Les socialistes de Gyurcsany ont vu leur cote de popularité s’effondrer, passant de 40% à 25%, et ce avant la crise déclenchée par le premier ministre.
 
Gyurcsany a lancé, après son élection en avril, une série de mesures d’austérité économique qu’il n’avait pas annoncé avant le scrutin. Dimanche soir, un enregistrement sonore datant du mois de mai a été diffusé par les médias. Il s’agit d’une conversation entre Gyurcsany et un groupe d’élus socialistes, durant laquelle le premier ministre reconnaît avoir «menti » sur ses intentions. Les émeutes ont éclaté après qu’il a reconnu que l’enregistrement était authentique.
 
 

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